Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le quartier de Borderouge, Toulouse

Le quartier de Borderouge, Toulouse

Urbanisme, habitat, aménagements, loisirs, social, culturel, toutes les informations sur le quartier

LA COUR DES COMPTES

Dans leur rapport annuel publié le 8 février, les magistrats de la Cour des comptes nationale font des constats sévères. Si l'on tient compte de leurs avis le prochain exécutif devrait amplifier la rigueur économique et pourtant au vu des promesses de quasi tous les candidats ce sont plutôt des dépenses électoralistes nouvelles qui s'annoncent.

Le problème est évidemment la réduction des déficits, l'Etat le baisse trop faiblement (en 2016 26,3 milliards d'€ contre 28,0 en 2015). La dette publique ne cesse d'amplifier (2.200 milliards d'€) elle oscille entre 97 et 98% du PIB (produit intérieur brut) alors que nous ne devions pas dépasser 60%. Les taux d'intérêts liés à la dette grimpent de 1,43% le taux le plus bas connu (été 2016) en emprunt à 50 ans à 1,916% aujourd'hui. ils s'amplifient avec la prime de risque qui reflète la crainte des investisseurs face aux risques politiques, or la France doit emprunter encore 200 milliards en 2017 (source les Echos), mais ce sera à quel taux. Notons que l'écart de taux France-Allemagne (le SPREAD) est passé de 21 points à l'été 2016 à 53 début février 2017 (voir le tableau du marché ci-dessous) bref on est mal barré.

LA COUR DES COMPTES

Ce qui est inquiétant c'est que l'image de la France est égratignée non plus seulement par un manque de réussite, mais par des perspectives politiques qui inquiètent les investisseurs. Cela se traduit naturellement par une hausse des taux qui compense la rareté des prêteurs et se répercutent sur nos remboursements.

Qu'en pense la Cour des comptes alors que la France s'était engagée à réduire son déficit de 0,7 point de PIB par an, qu'un pays bien géré est à 60 points de PIB et que nous sommes à 97

LA COUR DES COMPTES
LA COUR DES COMPTES

La cour des comptes qui je le rappelle est présidée par un membre éminent du PS, ne croit pas aux calculs du gouvernent pour 3 raisons essentielles:

1) une croissance qui progresse chaque année jusqu'à atteindre 2% en 2020. La cour des comptes n'y croit pas, dit que si la croissance avait déjà du revenir elle l'aurait été avec la baisse du pétrole et des taux d'intérêts or tous deux retournent à la hausse.

2) des décisions contre productives et là la cour des comptes pointe celles, électoralistes, prises avec un impact sur 2017 sur les finances publiques, tel la hausse des rémunérations dans la fonction publique, la hausse du budget de la défense, la recapitalisation d'entreprises publiques tel Areva et EDF pour éviter que l'on les vende à l'étranger tel Alstom le cadeau aux USA de notre ex ministre de l'économie.

3) les taux d'intérêts qui vont remonter alors que jusqu'alors notre situation à faible intérêts était aisée (non seulement nous ne l'aurons plus mais c'est déjà fini)

Je ne commenterais pas les dérives des uns et des autres collectivités locales ou les gabegies financières de certains élus, encore moins les projets pharamineux de certains avec l'argent des contribuables, que la Cour des comptes commente, il y en a des pages entières, ce n'est pas mon sujet. Il me paraissait utile par contre, alors que les médias se taisent sur l'état financier de la France (hors les Echos, Google actualité, Boulevard Voltaire qui prévoient un krach financier en Europe) de faire état de l'analyse faite dans le rapport de la Cour des comptes sur la situation économique de la France.

A l'heure ou l'on va élire notre nouveau Président, il faut savoir ou l'on va. Pour moi les égos, les promesses, les fantasmes, les utopies, se limitent au concret, à nous de bien choisir, mais voilà du concret. Enfin en conclusion que pense la Cour des comptes

 

LA COUR DES COMPTES

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article